Le blog de Christine Ontivero

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En ce jour anniversaire de la Sécurité Sociale, il convient de se poser la question de savoir si ce système n’a pas besoin d’être réformé en profondeur.
J’entends l’inquiétude de ceux qui pensent qu’on risque de leur supprimer LEUR sécurité.
Alors, je les invite à réfléchir un peu. C’est un système qui est dépassé et qui nous coûte très cher à tous, à commencer aux entreprises – je suis bien placée pour savoir ce que ma petite entreprise donne pour entretenir le système – et à nous pauvres citoyens car tant que nous n’acceptons pas l’idée qu’il y a urgence à réformer le système, les entreprises n’embauchent pas ou ferment parce qu’elles n’ont plus les moyens de payer les lourdes charges qui sont les leurs.

Le problème est que, quand quelque chose est gratuit, on en use et on en abuse, puisque c’est gratuit.

Pourquoi aller chez son médecin au moindre petit bobo ? Ca rassure et puis, ça ne coûte rien – si ce n’est 1 euro - puisque c’est remboursé. La sécurité sociale devrait entrer en action, uniquement pour les problèmes de santé graves.
Pour un rhume, pas besoin d’aller chez le médecin, ni même pour une gastro. On sait tous qu’avec un peu de paracétamol pour l’un,  et un régime alimentaire adapté pour l’autre, ces petits maux disparaissent. Or, n’est-ce pas ce qui remplit les cabinets des médecins ?

Autre exemple. Et celui-là est bien plus conséquent.
J’ai été opérée d’un cancer du sein, voici 3 ans. J’ai choisi d’être prise en charge par le grand, le très grand professeur Joyeux. Je ne vais pas raconter là à quel point le corps médical de ma ville a tenté de m’éloigner de ce remarquable personnage. Cela fera l’objet d’un autre article car c’est édifiant ! Vu qu’il ne pousse pas à la consommation de médicaments et de soins, c’est un dangereux personnage.

Une fois opérée, il me fallait aller aux séances de radiothérapie. Entre parenthèses je n’ai pas suivi la totalité du protocole et je m’en porte très bien. Là aussi, j’aurai des choses à ranconter dans un autre article, surréaliste ! Pour l’heure, c’est surtout notre bonne vieille sécurité sociale que je souhaite aborder.

Lorsque j’arrive à la clinique Saint-Pierre de Perpignan, la première chose que l’on me demande à l’accueil : « comment êtes vous venue ? ». Entendez par là avec quel moyen de locomotion. « A pied, mais pourquoi me posez vous cette question ? » « Parce que vous avez droit à un transport pris en charge par la sécurité sociale ». Je me sentais tout à fait capable de parcourir, tous les jours, les 2  Km à pied pour me rendre à ces soins et c’est d’ailleurs ce que j’ai fait pendant deux mois, I pod collé sur les oreilles en écoutant la cassette de Louise L Hay « cancer, écoutez votre pouvoir de guérison ». Ce qui m’a permis de ne pas me laisser « manger par le système ».

Mais, bien entendu, toutes les autres personnes que je rencontrais dans la salle d’attente, venaient en taxi pris en charge par la Sécurité Sociale. Et tous de dire « puisqu’on y a droit ! ».

Le pire suit. Il me fallait faire de la rééducation pour mon bras et je devais donc me rendre 2 à 3 fois par semaine chez le kiné. Un jour, dans la salle d’attente, j’échange quelques mots avec une ambulancière laquelle me raconte que, une fois par semaine, elle conduit un patient à Montpellier. Celui-ci ne voulant pas faire sa chimiothérapie à Perpignan, il coûtait 400 euros par trajet à la Sécurité Sociale. Après tout, ce Monsieur avait tout à fait le droit de choisir ses soignants, en revanche, dans la mesure où il y a tout l’appareillage nécessaire dans sa ville pour ce faire, il n'est pas légitime que la Sécurité Sociale paye son ambulance ! Pour ceux qui habitent en zone rurale, éloignés de tout, il n'y a a rien à dire. On comprend qu'ils soient pris en charge mais pas de ce genre de situation ! Et combien de cas comme celui-ci doit il y avoir ? Ce sont sûrement les mêmes qui ne trouvent pas légitime que l'on donne la CMU à ceux qui n'ont pas de revenus !

Alors, on imagine si, demain, l’Etat supprimait toutes ces aberrations, les taxis et autres ambulanciers dans la rue, en train de tout bloquer parce qu’on leur enlèverait le pain de la bouche. Serions nous prêts à accepter le blocage des routes jusqu’à ce qu’ils comprennent que nous ne pouvons plus payer pour ce genre d’abus ?

Car il est bien là le problème. Pour que notre pays puisse se réformer en profondeur, il faut accepter la grogne et les conséquences qui vont avec.

Tôt ou tard, la Sécurité Sociale devra changer en profondeur.

L'histoire de l'humanité se ré-écrit de la même manière, avec les mêmes erreurs. On oublie… Trop vite. Aujourd'hui, le peuple français
dans toutes ses composantes - sauf le Front National qui déverse sa haine en permanence et qui est grandement responsable de l'exacerbation
du racisme – va manifester son droit à la liberté d'expression.
Ils seront là ceux qui ont parlé de provocation à l'époque des caricatures de Mahomet ? Ils seront là ceux qui ont fait un procès à Charlie Hebdo pour offense à la religion musulmane ? Il seront là tous ces intolérants pour dire plus jamais ça ?

Plutôt que d'aller défiler, qu'ils s'engagent à ne plus juger, à ne plus condamner. Aucun être humain n'a le droit d'en condamner un autre
pour ce qu'il est, pour ses pensées ou pour ce qu'il fait, tant qu'il n'atteint pas à la dignité, à l'intégrité et à la sécurité des autres.
Seuls les juges peuvent condamner, parce que c'est leur métier.

La haine de l'autre s'amplifie de jour en jour parce que des soi-disants responsables politiques montrent du doigt ceux qui n'ont
pas la même couleur de peau que nous, ceux qui ont une religion qui dérange. On se souvient encore des propos de Chirac sur les familles
africaines vivant avec plusieurs femmes ou de Copé avec le pain au chocolat de son fils, tout ça pour tenter d'attirer les voix de quelques égarés,
malheureusement de plus en plus nombreux, parce qu'ils n'ont plus honte de haïr l'autre pour sa différence puisque les soi-disants responsables
le font !

La manipulation de jeunes perdus, exclus de notre société, par des fanatiques, est rigoureusement la même que celle du Front National
à destination des pauvres gens, ceux qui n'ont pas reçu une instruction suffisante pour ne pas tomber dans le piège.
Oui, Charlie a été lâché et aujourd'hui on parle d'un tirage à 1 000 000 d'exemplaires pour un numéro post mortem.
Quelle honte !
Combien reste-t-il de médias et de journalistes réellement libres aujourd'hui ?
Combien d'articles peuvent-ils être lus en toute confiance ?
Les laboratoires pharmaceutiques qui arrosent les médecins, qui vantent les mérites de tel ou tel médicament à des journalistes eux-mêmes
obligés d'en vanter les mérites parce que le laboratoire en question prend de la pub, c'est grave, très grave !

J'avais choisi le métier d'attachée de presse parce que je croyais en la liberté de la presse.
J'avais rencontré et épousé un journaliste libre. Il a décroché plus tôt que prévu après s'être fait rouler dans la farine par son rédacteur en chef.
Ce soi-disant responsable n' a pas hésité à lui commander un gros dossier spécial vins, deux années de suite, pour l'annuler deux mois avant parution, une fois tout le travail d'enquête et d'écriture réalisé, parce qu'il n'y avait pas assez de pub.
Aujourd'hui, à quelques exceptions près,  la liberté de la presse est bien mise à mal. Nos politiques la défendent, quand ça les arrange, et la bafoue quand ils se sentent montrés du doigt.
D'ailleurs, combien de titres sont encore la propriété de vrais patrons de presse ?

Lorsque j'ai pensé à ma carte de vœux 2015, j'ai repris une phrase lue dans un des ouvrages qui ne me quittent plus depuis que j'ai compris qu'il me fallait vivre en conscience. Cette phrase prend encore plus de sens aujourd'hui :
"Le changement commence par l’individu, puis se répand dans la communauté, la ville, la nation et le monde".

Que chacun réfléchisse à sa part. A commencer par les médias. Si au lieu de lancer des concepts de téléréalité toujours plus consternants les uns que les autres, les chaînes de télévision imaginaient des jeux qui apprennent le respect, l'amour de l'autre, la tolérance, on ferait un grand pas.
C'est possible. Il suffit de le vouloir et de ne pas se retrancher dans le "cela ne ferait pas d'audience". Quand j'ai commencé à manger
bio, il y a 35 ans, à Perpignan, il n'y avait que La Vie Claire. Aujourd'hui, on compte une dizaine d'enseignes.

Je vais faire comme Martin Luther King : rêver d'un monde où les gens auront enfin conscience que Dieu est en eux,
qu'il est partout, dans les plantes, dans l'air qu'on respire, dans notre nourriture. Ce n'est pas une icône pour laquelle l'Humanité
s'entretue depuis la nuit des temps.

Je n'irai pas manifester aujourd'hui. Je ne veux pas être aux côtés de ceux qui ont lâché Charlie Hebdo et qui vont le pleurer aujourd'hui.
Mais je penserai – et je n'ai d'ailleurs de cesse d'y penser depuis mercredi – à Tignous et Honoré qui faisaient partie de la bande de La Ficelle
Saint-Pourçain. Ils aimaient le vin.

Le marketing est partout et il est bon parfois de pointer du doigt ses contradictions.
Dans bon nombre de magasins, on nous propose la carte de fidélité. Ce à quoi, je réponds que je choisis d’être infidèle sinon, ce n’est pas un porte feuilles qu’il me faudrait, mais un classeur. D’un autre côté, sans arrêt, les joyeux « marketeurs » n’ont de cesse de refaire les « packagings » (parce qu’il est bien plus fun de parler anglais que français) des produits auxquels nous sommes habitués. On les cherche et on ne les trouve pas, jusqu’à ce que, constatant notre désespoir, un vendeur nous aide à mettre la main sur notre produit favori, nous expliquant que la marque a changé le conditionnement. Où est la logique dans tout ça ?

Les chocolats de la Maison du Chocolat, une gourmandise que j’aime m’offrir avant de reprendre l’avion à la boutique de l’aéroport d'Orly Ouest. Mais… cette belle maison créée par le grand Robert Linxe (il ne la dirige plus et ça se voit !) est elle aussi gangrénée par le marketing. Depuis presque un mois, parce que c’est la période de Pâques (elle est de plus en plus précoce !) on n’a plus la possibilité de choisir ses chocolats. Non, non… Il faut acheter des boîtes pensées par les génies du marketing, dans lesquelles, forcément, il y a des saveurs dont on n'a pas envie. Bien sûr, c’est pour nous obliger à consommer mais…je préfère me passer de mes chocolats favoris plutôt que d’être le pigeon de service. Je me demande bien encore quels sont les premiers génies qui ont eu l’idée de formater nos jeunes adultes à devenir des génies qui ne réfléchissent pas à notre plaisir, mais à la manière de nous faire acheter des choses dont nous n’avons pas besoin. Moutons de consommateurs ?

J’ai de plus en plus de mal à accepter la stupidité qui consiste, lors des contrôles dans les aéroports, à nous confisquer les bouteilles d’eau - des petites bombes en puissance comme chacun sait -  et à les jeter, sous notre regard stupéfait, dans une poubelle. Quand on sait que des populations manquent d’eau, quand on sait que des régions sont victimes de la sècheresse, ne serait-il pas plus judicieux de les mettre dans un bac pour qu’elles puissent servir, au moins, à arroser des plantes ? Je sais, certains vont penser que j’ai vraiment du temps à perdre. Et pourtant, c’est comme l’histoire du petit colibri qui fait plusieurs allers-retours avec une petite goutte d’eau dans son bec afin d'apporter la modeste contribution à l'extinction d'un incendie. Ca fait réfléchir non ?

 

La grande nouvelle

L’acteur Pierre Richard lance son vin sur le marché russe.
Imaginez un seul instant que nous n’ayons pas été informés de cette grande nouvelle !

Aurions nous pu vivre sans ?

Alors qu’il y a tant de petits vignerons qui tous les jours vont dans leurs vignes, composent avec la nature, pour nous offrir le sang de leurs vignes.

Pourquoi sont-ils oubliés ?

Parce que la presse ne prend plus le temps d’aller dans le vignoble, de découvrir de nouveaux talents, de s’intéresser réellement à ces vrais paysans, ceux dont la fonction première est d’être des paysagistes, donnant de la valeur à nos paysages avec… De l’huile de coude, pas des paillettes, parce qu’ils ont une vraie relation avec la nature.




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