Le blog de Christine Ontivero

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LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

L'histoire de l'humanité se ré-écrit de la même manière, avec les mêmes erreurs. On oublie… Trop vite. Aujourd'hui, le peuple français
dans toutes ses composantes - sauf le Front National qui déverse sa haine en permanence et qui est grandement responsable de l'exacerbation
du racisme – va manifester son droit à la liberté d'expression.
Ils seront là ceux qui ont parlé de provocation à l'époque des caricatures de Mahomet ? Ils seront là ceux qui ont fait un procès à Charlie Hebdo pour offense à la religion musulmane ? Il seront là tous ces intolérants pour dire plus jamais ça ?

Plutôt que d'aller défiler, qu'ils s'engagent à ne plus juger, à ne plus condamner. Aucun être humain n'a le droit d'en condamner un autre
pour ce qu'il est, pour ses pensées ou pour ce qu'il fait, tant qu'il n'atteint pas à la dignité, à l'intégrité et à la sécurité des autres.
Seuls les juges peuvent condamner, parce que c'est leur métier.

La haine de l'autre s'amplifie de jour en jour parce que des soi-disants responsables politiques montrent du doigt ceux qui n'ont
pas la même couleur de peau que nous, ceux qui ont une religion qui dérange. On se souvient encore des propos de Chirac sur les familles
africaines vivant avec plusieurs femmes ou de Copé avec le pain au chocolat de son fils, tout ça pour tenter d'attirer les voix de quelques égarés,
malheureusement de plus en plus nombreux, parce qu'ils n'ont plus honte de haïr l'autre pour sa différence puisque les soi-disants responsables
le font !

La manipulation de jeunes perdus, exclus de notre société, par des fanatiques, est rigoureusement la même que celle du Front National
à destination des pauvres gens, ceux qui n'ont pas reçu une instruction suffisante pour ne pas tomber dans le piège.
Oui, Charlie a été lâché et aujourd'hui on parle d'un tirage à 1 000 000 d'exemplaires pour un numéro post mortem.
Quelle honte !
Combien reste-t-il de médias et de journalistes réellement libres aujourd'hui ?
Combien d'articles peuvent-ils être lus en toute confiance ?
Les laboratoires pharmaceutiques qui arrosent les médecins, qui vantent les mérites de tel ou tel médicament à des journalistes eux-mêmes
obligés d'en vanter les mérites parce que le laboratoire en question prend de la pub, c'est grave, très grave !

J'avais choisi le métier d'attachée de presse parce que je croyais en la liberté de la presse.
J'avais rencontré et épousé un journaliste libre. Il a décroché plus tôt que prévu après s'être fait rouler dans la farine par son rédacteur en chef.
Ce soi-disant responsable n' a pas hésité à lui commander un gros dossier spécial vins, deux années de suite, pour l'annuler deux mois avant parution, une fois tout le travail d'enquête et d'écriture réalisé, parce qu'il n'y avait pas assez de pub.
Aujourd'hui, à quelques exceptions près,  la liberté de la presse est bien mise à mal. Nos politiques la défendent, quand ça les arrange, et la bafoue quand ils se sentent montrés du doigt.
D'ailleurs, combien de titres sont encore la propriété de vrais patrons de presse ?

Lorsque j'ai pensé à ma carte de vœux 2015, j'ai repris une phrase lue dans un des ouvrages qui ne me quittent plus depuis que j'ai compris qu'il me fallait vivre en conscience. Cette phrase prend encore plus de sens aujourd'hui :
"Le changement commence par l’individu, puis se répand dans la communauté, la ville, la nation et le monde".

Que chacun réfléchisse à sa part. A commencer par les médias. Si au lieu de lancer des concepts de téléréalité toujours plus consternants les uns que les autres, les chaînes de télévision imaginaient des jeux qui apprennent le respect, l'amour de l'autre, la tolérance, on ferait un grand pas.
C'est possible. Il suffit de le vouloir et de ne pas se retrancher dans le "cela ne ferait pas d'audience". Quand j'ai commencé à manger
bio, il y a 35 ans, à Perpignan, il n'y avait que La Vie Claire. Aujourd'hui, on compte une dizaine d'enseignes.

Je vais faire comme Martin Luther King : rêver d'un monde où les gens auront enfin conscience que Dieu est en eux,
qu'il est partout, dans les plantes, dans l'air qu'on respire, dans notre nourriture. Ce n'est pas une icône pour laquelle l'Humanité
s'entretue depuis la nuit des temps.

Je n'irai pas manifester aujourd'hui. Je ne veux pas être aux côtés de ceux qui ont lâché Charlie Hebdo et qui vont le pleurer aujourd'hui.
Mais je penserai – et je n'ai d'ailleurs de cesse d'y penser depuis mercredi – à Tignous et Honoré qui faisaient partie de la bande de La Ficelle
Saint-Pourçain. Ils aimaient le vin.

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Invité mardi, 25 avril 2017



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