Le blog de Christine Ontivero

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Il est très désagréable de se faire traiter comme des moins que rien quand on tente tout simplement de faire son travail.

Par charité chrétienne, je ne donne pas nom de cette rédactrice en chef qui nous répond de manière désagréable comme si nous étions des petites filles qui viennent de faire une bêtise.

 

Bonjour Madame,

Ce matin, ma collaboratrice vous a appelée parce que notre agence de relations presse est abonnée à un planning rédactionnel qui nous donne les sujets en préparation. A partir de ces informations, nous appelons les rédactions pour proposer des idées.

Vous avez accueilli ma collaboratrice au téléphone de manière on ne peut plus détestable. Dans ce planning,
il est indiqué que vous préparez une page cadeaux
  
Voici ce que nous avons relevé : XXX
Dossier : Cadeaux, musique, gourmandises, sapin déco...  

Dans la mesure où nous nous occupons de champagnes, il nous semble que gourmandises peut correspondre. C’est ce qu’a tenté de vous expliquer ma collaboratrice mais vous lui avez répondu “vous n’avez qu’à acheter le magazine, vous verrez bien comment on traite le sujet ?”.

Nous ne sommes pas des novices. Nous connaissons la presse et nous savons à quoi ressemble XX, sinon il nous
faut changer de métier et vite ! 29 ans que nous travaillons dans le secteur du vin, je pense que nous n’avons de leçon à recevoir de personne.
Peut-être vous est-il impossible d’imaginer que, dans notre “petite tête”, nous pensons que des magazines qui ne traitent
pas habituellement du vin, peuvent présenter des coffrets champagnes originaux pour les fêtes de fin d’année ? Il y a quantités de magazines qui font ça au moment des fêtes. Et il y a aussi quantités de magazines qui ne présentent pas des cadeaux gourmands en temps normal  mais qui, si le sujet est original, s'il peut convenir dans leurs pages, le passent.

Voilà, Madame la Rédactrice en Chef. Nous ne faisons que notre travail.

Soyez assurée que vous n’entendrez plus parler de nous. Heureusement, dans bien des rédactions, nous recevons un accueil des plus chaleureux !

Mardi 8 juin,  j’organisais un déjeuner de presse à l’Arpège pour mon client Champagne Drappier.

Nous commencions tout juste notre repas quand s’assoit, à une table très proche de la nôtre, une jolie jeune femme, élégante, que bon nombre de journalistes connaissaient. Elle s’approche, dit bonjour à certains et s’efface. Sa table et son couvert avaient disparu.
A la fin du repas, je pose la question de savoir où était passée cette personne. Le sommelier me répond qu’elle avait souhaité être installée ailleurs pour ne pas nous gêner.
Cette élégante jeune femme s’appelle Angelina, chargée de communication pour Champagne Billecart Salmon. Chapeau bas Angelina. Quelle classe !

J’en connais plus d’une qui, au contraire, ne se serait pas gênée pour rester près de nous, profitant d’un parterre de choix pour se coller à nos invités comme les mouches sur un serpentin insecticide. Suivez mon regard !

Angelina, j’espère que nos chemins se croiseront à nouveau.

Etrange attitude que celle des tous ces gens qui vous classent dans la catégorie des « anormales » parce que les autres font ce que vous ne faites pas ou  que vous refusez de faire.

Quelques exemples :

Jeudi 10 juin, 19 h, je suis contactée par un Monsieur dont je n’ai pas encore vraiment compris la fonction qui me dit « nous avions travaillé ensemble pour Vinisud, je voudrais savoir si nous pourrions renouveler notre collaboration ». Ah bon. Première nouvelle !

Je demande quel type de collaboration et il me donne les noms de mes clients à Vinisud pour lequel je lui avais envoyé une information. Je lui réponds donc : « vous êtes journaliste et vous souhaitez que je continue à vous envoyer mes informations ? ». C’était oui et non. Ou plutôt oui, mais… payant. Donc, j’y vais de ma diatribe favorite, mon code de déontologie qui fait que je ne mélange pas les genres pour m’entendre dire « nous ne sommes pas des philanthropes ». Certes mais… cela s’appelle du publi rédactionnel et non pas du communiqué de presse. Je continue donc à expliquer que je « ne mange pas de ce pain là » pas plus que je n’invite les vendeurs de pub dans mes déjeuners de presse,  même s’ils ont une influence sur le rédactionnel, ce qui ne devrait pas exister mais…A force que tout le monde accepte tout et n’importe quoi, il n’y a plus de frontière. Enfin, j’espère pouvoir résister tel un vieux dinosaure au moins jusqu’à ma retraite. La pression est toutefois de plus en plus forte. Qui a franchi le pas le premier ? Qui continue à naviguer en eaux troubles ?

Mon interlocuteur finit par me dire qu’il ne comprend pas mon attitude, que de grandes agences parisiennes le font. Elle est bien là la différence. Je ne suis qu’une petite agence de province qui ne deviendra jamais grande parce qu’elle se refuse de jeter de la poudre aux yeux de ses clients et de mélanger les genres.

Depuis quand faut-il faire parce que les autres font ? Je sais bien que notre monde est aseptisé, qu'il faut penser comme tout le monde, s'habiller comme tout le monde, consommer comme tout le monde mais... Ca fait un moment que je suis entrée en résistance !

Mercredi 9 juin, je règle ma facture à l’hôtel Ibis avenue du Maine et je pars faire une course. A mon retour, je passe par les toilettes « collectives » et… le verrou reste entre mes mains. En sortant, je le donne au réceptionniste, lui faisant remarquer que l’entretien de cet hôtel laisse à désirer, notamment les escaliers blancs de poussière dans les angles  à tous les étages. Sa réponse : « vous êtes la seule à vous plaindre ».

Et alors, est-ce une raison pour ne pas m’écouter ? Quelle est donc cette étrange habitude qui consiste désormais à avoir comme réponse « vous êtes la seule… » au lieu de dire : « bien Madame, j’en ferai part à la direction, merci de votre remarque, elle nous aide à progresser ».

Dinosaure vous dis-je ?

Enfin, depuis un bon mois, je suis en conflit avec La Poste Perpignan qui, du jour au lendemain, décide de nous livrer les colissimo à l’heure du déjeuner. Or, tout employé a droit à sa pause notamment pour manger. Jusqu’à présent, ce service qui n’a plus de public que le nom nous livrait aux heures de bureau. Désormais, la tournée a été organisée différemment et nous sommes donc servies parmi les dernières, soit 13 h – 13 h15. Impossible de faire entendre raison au livreur. Il m’a donc fallu rédiger  différents courriers menaçant les responsables de ne plus confier l’expédition des colis à cette vieille institution mais à des messageries privées pour qu’on daigne enfin m’écouter.

Mais… comme par hasard, c’est le pauvre livreur qui est responsable. Pas ses supérieurs qui ont organisé sa tournée. Et le malheureux de me dire hier qu’il était en CDD et que, à cause de ma réclamation, il risquait de perdre son emploi. Bien sûr, cela ne me laisse pas insensible. Mais dois-je réorganiser les horaires de travail de ma collaboratrice pour qu’elle soit là entre 12 h 30 et 13 h 30 – ce que, bien entendu, elle refusera – pour ne plus avoir à me plaindre ?

D’après le livreur,  je suis la seule à me plaindre. Air connu ! Est-ce une raison pour que je me taise ?

Vous ne trouvez pas que ces « vous êtes la seule » ressemblent étrangement à l’air du temps où les bien pensants voudraient nous museler ?

Dimanche 9 mai, j’arrive devant la statue de la Renaissance à Dakar pour voir ce monstre de près. Au même moment, un sms sur mon portable : triste nouvelle Anne Hudson est morte la nuite dernière. Dominique Nolin.

Anne était gaie, généreuse, pleine de vie et pourtant…

Un jour, son mari, la quarantaine, quitte notre monde, assis sur sa chaise, sans que rien n’ait pu prévenir cette mort prématurée. Quelques années plus tard, Sophie, sa fille, est l’une des victimes de l’attentat de Lockerbie. C’était le 21 décembre 1988.

Anne ne voulait pas que l’on s’apitoie. Elle aimait la vie. Elle riait. Elle donnait. Elle surprenait.
Je me souviendrais toujours de cet appel téléphonique, le 24 décembre 1994, alors que le père Noël faisait sa visite à mon fils Victor, la voix radieuse d’Anne m’annonçait que je pouvais l’entendre sur France Info parler de « mes » Banyuls.  J’étais heureuse de cet appel mais je n’avais pas pu partager ma joie trop longtemps avec elle, le père Noël était pressé. C’était Anne, imprévisible, chaleureuse, lumineuse.

21 décembre, 24 décembre… Noël n’avait plus aucun sens pour elle. A l'époque j'ignorais que Sophie était dans ce putain d'avion un 21 décembre !

En août 2009, elle m’avait reçue dans sa maison près de Cahors. Une maison qui lui ressemble tellement avec une vraie roulotte dans le jardin où elle passait certaines de ses nuits d’été, comme ça, pour le plaisir de rêver un peu, la couleur rose présente partout jusqu’aux moindres ustensiles de cuisine, une belle cave, remplie de bonnes choses, une maison gaie, toujours ouverte aux amis de passage… J’avais le privilège de compter parmi ceux-là.

Lorsque j’avais parlé avec elle de son cancer, pour la première fois j’avais senti dans sa voix une sorte de ras-le-bol. « Je pensais que la vie m’aurait épargné une nouvelle épreuve ! »

Elle est partie, vite, trop vite. Sûrement plus envie de lutter.

On naît pour mourir un jour et on est toujours triste d’apprendre la fin d’un être proche.

Pour Anne, je n’arrive pas à être triste même si je suis bouleversée. Lorsque je regarde des photos d’Anne avec son regard d’un bleu limpide, ce sourire unique, je me dis qu’elle est toujours là et qu’elle sera toujours là.

Communiquer avec la presse étrangère n'est pas toujours facile.

Pour que la presse étrangère puisse parler d'un vin, il faut que celui-ci soit présent sur le marché en question.
Or, les importateurs s'appuient beaucoup sur ce qu'ils lisent dans la presse pour référencer tel ou tel vin.
Le serpent qui se mord la queue !

Si le vin n'est pas présent le journaliste ne veut pas en parler et s'il n'y a pas d'article l'importateur n'a pas confiance !

Alors, les amis journalistes étrangers accordez tout de même une petite place aux vins que vous aimez qui ne sont pas présents sur votre marché en expliquant qu'ils méritent d'être découverts.

Merci




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